Forum TTI.5 2026 – Grand Séminaire de l’Académie diplomatique
et consulaire
Vendredi 10 avril 2026
Mines de Paris – PSL
60 Bd St-Michel, 750006 Paris
Environnement, science et technologie dans l’élaboration de la politique étrangère : quelle diplomatie scientifique ?
Date et heure
Vendredi 10 avril 2026 09:00 – 18:00 CEST
Lieu
École des Mines de Paris
60 Boulevard Saint-Michel – Paris (Amphithéâtre Henri Poincaré)
Notre Forum TTI.5 2026 est organisé dans le cadre du Grand séminaire proposé en collaboration avec l’Académie diplomatique et consulaire du Ministère de l’Europe et des Affaires Étrangères.
Pour appréhender et mettre en œuvre une diplomatie scientifique à la fois soucieuse de défendre et de promouvoir l’intérêt national et européen, tout en étant en capacité de protéger et de réguler les biens communs dans une logique de coopération entre États, quelles sont les connaissances et les pratiques nécessaires aux diplomates ?
Quel dialogue instaurer entre diplomates et scientifiques ?
Intervenants

M. Godefroy Beauvallet
Directeur Général de Mines Paris-PSL

Pr. Nadia Maïzi
Directrice de TTI.5

M. Didier Le Bret
Directeur de l’Académie diplomatique et consulaire

Pr. Daniel Franks
Directeur du Global Centre for Mineral Security, Université du Queensland, Australie

Mme Catherine Lagneau
PDG du BRGM
(Bureau de Recherches Géologiques et Minières)

M. Louis Maréchal
Conseiller principal « Minerais et secteur extractif », OCDE

Dr Pauline Bucciarelli
Mines Paris-PSL

Pr. Éric Masanet
Directeur du laboratoire d’analyse de la soutenabilité industrielle, Université de Santa Barbara, Californie

Pr. Chloé-Agathe Azencott
Experte en apprentissage automatique,
Mines Paris–PSL

Pr. Aarti Gupta
Spécialiste gouvernance environnementale mondiale,
Université de Wageningue, Pays-Bas

Dr Sofia Kabbej
Spécialiste des enjeux de sécurité associés au changement climatique,
IRIS

Dr Damien Huygues
Responsable de l’équipe Géologie, Géosciences, Mines Paris-PSL
Programme – 10 avril 2026 – 9h-18h
9h : INTRODUCTION
M. Godefroy Beauvallet, Directeur Général de Mines Paris-PSL
Pr. Nadia Maïzi, Directrice de TTI.5
9h45 : CONFÉRENCE PLÉNIÈRE
Pr. Daniel Franks, Directeur du Global Centre for Mineral Security (Sustainable Minerals Institute, Université du Queensland, Australie)
11h : TABLE-RONDE 1
« Gouvernance minérale : intrication des enjeux environnementaux et de souveraineté »
Pr. Daniel Franks, Université du Queensland, Australie
Mme Catherine Lagneau, PDG du BRGM
M. Louis Maréchal, conseiller principal Minerais et secteur extractif, OCDE
Dr Pauline Bucciarelli, Mines Paris-PSL
Diplomate (détails à venir)
13h30 : TABLE-RONDE 2
« Déploiement de l’IA : enjeux, impacts climatiques et arbitrage énergétique »
Pr. Éric Masanet, Directeur du laboratoire d’analyse de la soutenabilité industrielle, Université de Santa Barbara, Californie
Pr. Chloé-Agathe Azencott, experte en apprentissage automatique, Mines Paris-PSL
Diplomate (détails à venir)
15h15 : TABLE-RONDE 3
« Du sous-sol à l’Espace, réglementation et enjeux climatiques ? »
Pr. Aarti Gupta, spécialiste de gouvernance environnementale mondiale, Université de Wageningue, Pays-Bas
Dr Sofia Kabbej, spécialiste des enjeux de sécurité associés au changement climatique, IRIS
Dr Damien Huygues, Responsable de l’équipe Géologie, Géosciences, Mines Paris-PSL
Diplomate (détails à venir)
16h45 : CONCLUSION
M. Didier Le Bret, Directeur de l’Académie diplomatique et consulaire
Pr. Nadia Maïzi, Directrice de TTI.5
17h : Prix TTI.5 de la Controverse environnementale
Élèves du Cycle Ingénieur Civil, Mines Paris- PSL
À propos
Les mutations technologiques en cours (IA, systèmes intelligents, nano-technologies, biotechnologies…) ravivent la compétition internationale entre les États, selon qu’il s’agit de rattraper son retard, de maintenir ou d’acquérir une position, voire d’empêcher ses rivaux d’y parvenir, afin de limiter les gains géopolitiques déterminant qu’ils procurent.
Cette compétition s’exerce sur fond de redéfinition des interdépendances et des chaînes de valeur existantes, et remet en cause les règles commerciales admises et encouragées depuis plus d’un demi-siècle. Ces avancées technologiques bouleversent d’autant plus les équilibres de puissance et les mécanismes de régulation et de coopération à l’échelle internationale qu’elles sont en majorité portées et financées par des investissements privés.
Dans ce contexte, la science et la technologie n’apparaissent plus comme des biens publics auxquels chaque nation peut et doit contribuer au bénéfice de tous, mais comme un actif clé dans la concurrence internationale, appropriable, et donc à protéger. Les technologies informatiques, les bio-technologies, et les technologies vertes, nouveaux leviers de la puissance, sont aussi, comme l’IA, de véritables « multiplicateurs de force ».
Le leadership dans chacun de ces domaines tend à être considéré désormais comme un impératif de sécurité nationale.
C’est dans cet esprit que le rapport Draghi, publié en septembre 2024, enjoint l’Europe d’intensifier les investissements dans la formation, la recherche et l’innovation, notamment dans les technologies numériques, en vue de combler le retard pris sur les Etats-Unis et la Chine, mais aussi de diminuer sa dépendance aux matériaux critiques.
A bien des égards, la science et la technologie sont donc aujourd’hui plus que jamais au coeur de la définition des grandes priorités de la politique étrangère des puissances, dont les approches varient selon qu’elles mettent l’accent sur la préservation des biens publics mondiaux ou la défense stricte des intérêts nationaux.
Dès lors, pour l’Europe, se pose la question d’une possible troisième voie, dont la diplomatie tenterait d’articuler des impératifs qui s’entrechoquent :
- comment mobiliser l’ensemble des ressources disponibles, scientifiques et technologiques, nationales et européennes, tout en préservant l’indispensable coopération internationale ?
- comment fédérer acteurs publics et privés en imposant d’indispensables règles de conduite et une régulation à une échelle globale ?
- comment limiter la fuite des cerveaux, tout en maintenant la circulation des savoirs et en encourageant au Sud l’émergence de pôles d’excellence scientifique ?

